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Exotiques et flamboyantes crocosmias!

13 juillet 2013

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Intéressantes pour leur facilité d’entretien, les crocosmias sont particulièrement attrayantes avec leurs magnifiques fleurs en forme de flûte. Proches cousines de nos iris de jardin, ils produisent des cormes semblables à ceux des crocus et des glaïeuls. Ils font partie de la grande famille des iridacées.

Ces plantes nous viennent des pelouses alpines d’Afrique du Sud, certaines espèces poussent sur les hauts plateaux où la neige n’est pas rare en hiver et où les températures peuvent avoisiner les -20 degrés Celsius. Ils affectionnent une pluviométrie élevée en été et un sol plutôt sec en hiver, ce qui explique une certaine adaptabilité au Québec.

Drakensberg - 2800 mètres - Afrique du Sud

Drakensberg – 2800 mètres – Afrique du Sud

Nous devons beaucoup à l’Angleterre qui, au milieu du siècle, a créé les hybrides modernes rustiques que nous cultivons aujourd’hui. Nécessitant un minimum de soins, leur culture est ainsi possible dans nos jardins.

Quelques expériences infructueuses!
Appelés Montbrétia dans le passé, ils étaient vendus comme bulbes d’été sous notre climat et leur mode de culture s’apparentait aux dahlias et autres bulbes fragiles.

Mes premières expériences de culture furent peu fructueuses : les cormes avaient été mis en pot tardivement dans l’été, ce qui a eu comme résultat de faibles réserves pour l’année suivante. Entreposés dans un endroit sec et frais, les cormes avaient séché.

Plus tard, c’est la variété « Lucifer » que j’ai cultivée pendant quelques années au jardin, en les laissant en terre. On disait que c’était la variété la plus rustique sous notre climat. Deux ans plus tard, les plants n’ont pas survécu à un hiver avec peu de neige. L’expérience s’est poursuivie, mais cette fois-là, je retirais les bulbes pour un entreposage au sec. Comme les cormes s’avèrent un peu capricieux quant à leur conservation, ils ont tous séché.

Déterminé à aller jusqu’au bout, j’ai tenté l’expérience à nouveau!
Depuis plusieurs années, je les cultive en pleine terre sans les retirer du sol. Pour ce faire, il y a quelques précautions à respecter pour que cette méthode s’avère satisfaisante. Les crocosmias ont gagné en popularité et sont maintenant abondants sur le marché. Il est donc possible de s’en procurer durant toute la saison des pots bien garnis.  

Au jardin
Depuis 2009, les croscomias font partie de la famille, ils forment une base importante des plantations pour leurs attributs indéniables. Ils portent des tiges effilées qui se tiennent bien. Ils nous offrent des floraisons dites tardives aux teintes chaudes et vives qui durent des semaines.

Crocosmia "Lucifer" - crédit photo P. Forest

Crocosmia « Lucifer » – crédit photo P. Forest

C’est le cultivar « Lucifer » qui part le bal à la fin de juillet. C’est sans doute une des plus belles plantes sur le marché! Peu de plantes offrent une floraison généreuse d’un rouge écarlate et qui dure pendant plus de deux semaines. Il est considéré comme le cultivar le plus rustique, car il est vigoureux et généreux. Il vole la vedette dans les parterres, près de l’étang.

D’autres belles variétés, plus tardives, parsèment les parterres : le cultivar « Emberglow », par son port érigé, illumine le jardin romantique dans des teintes rouge orangé. Le cultivar « Emily Mckenzie », quant à lui, est plus petit en hauteur. De plus, il est le dernier à fleurir, malgré une croissance plus timide et une rusticité aléatoire. Ses grandes fleurs retombantes d’un orange cuivré sont tout à fait superbes et, à mon humble avis, méritent l’essai dans votre jardin. On le retrouve faisant partie du parterre mixte, près du pont.  Placé avec les casques de Jupiter, il forme un duo automnal très contrastant!

Crocosmia "Emily Mckenzie" - crédit photo P. Forest

Crocosmia « Emily Mckenzie » – crédit photo P. Forest

Voici quelques précisions afin de maximiser vos chances de succès avec les crocosmias
Une terre riche et bien drainée leur est bénéfique. Une argile trop lourde qui s’égoutte mal hypothèque leur chance de survie.

Un bon paillis épais de quelques pouces diminue les écarts de températures durant les hivers sans neige.

Chaque été, un nouveau corme est formé sur le dos de l’ancien, ce qui a comme effet de rapprocher le corme de la surface du sol et donc d’être plus sensible au gel. Une division tous les trois ans est nécessaire sous notre climat afin de remettre les bulbes plus profonds pour les protéger du froid.

Sur ces mots, je vous invite à venir nous visiter cet été et à y jeter un coup d’œil de plus près!

Saurez-vous résister au charme irrésistible des crocosmias?

Patrick Forest
Horticulteur en chef

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2 Réponses pour “Exotiques et flamboyantes crocosmias!”

  1. Lucie D'Amour dit :

    Bonjour,

    J’habite en zone 4B (Cantons de l’Est) et je cultive environ 10 variétés différentes de Crocosmias dont le magnifique Emily McKenzie. J’ai aussi perdu des variétés plus fragiles lors des hivers avec peu de neige. On m’a déconseillé de les déterrer l’hiver mais plutôt de mettre une bute de terre d’environ 6 pouces. D’autres me suggèrent un paillis de feuilles pas nécessairement déchiquetées.

    Que me conseillez-vous comme paillis?

    Merci beaucoup et bonne soirée.

    Lucie D’Amour

    • Odile Barbeau dit :

      Bonjour,
      Il est effectivement recommandé de ne pas les déterrer pour l’hiver. Vous pouvez les protéger avec différents types de paillis : feuilles mortes, paille, copeau de bois ou autre. Allez-y avec ce que vous avez sous la main. L’important est d’en mettre une bonne épaisseur et sur une bonne largeur pour bien les protéger du froid. Malgré tout nos soins, il y aura toujours des hivers plus difficiles où il y a des pertes.
      Bonne chance dans vos cultures!

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