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Thierry Goulet-Forgues: quand tradition rime avec vocation

19 octobre 2016

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Dans le cadre des veillées de contes à Maison et jardins Antoine-Lacombe, présentées par Lanaudière : Mémoire et Racines, Thierry Goulet-Forgues viendra divertir l’auditoire avec «Contes et chansons de chantiers», le 10 novembre prochain à 20h.

La passion de ce conteur pour les arts traditionnels remonte à plusieurs années, alors qu’il était jeune enfant. Elle est devenue sa vocation lorsqu’il était animateur à l’auberge du P’tit Bonheur. Avec deux collègues, ils ont décidé de créer «Les contes de Normanville». Pendant une dizaine d’années, ils ont performé un peu partout en sol québécois en présentant des contes qu’ils ont créés ayant comme lieu d’action des camps de bûcherons. Afin de bonifier leurs prestations, Thierry a décidé de suivre des cours d’harmonica. Le son de sa «musique à bouche» accompagnait les contes.

Son intérêt grandissant pour la culture traditionnelle du Québec, Thierry s’est formé auprès des plus grands. Il a appris à giguer et à caller les danses tout en élargissant son répertoire de chants traditionnels, en partie, grâce aux cours offerts par l’école de la Société pour la promotion de la danse traditionnelle québécoise (SPDTQ). Dans la même foulée, Thierry a appris la guitare traditionnelle, en 2011, en suivant la formation dispensée par le CÉGEP de Joliette.

Désirant faire connaître la culture traditionnelle du Québec au monde entier, il a notamment accompagné la troupe de danse les Pieds Légers de Laval à Rodez en France. Au son de sa musique, les danseurs se produisaient en spectacle devant une foule française.

À ses yeux et dans son cœur, les quatre formes d’art traditionnel, soit la danse, le chant, la musique et le conte, sont des moyens de festoyer et d’exprimer une joie de vivre. Selon lui, quiconque assiste à une soirée traditionnelle doit se préparer à faire le party. C’est en partie pour cette raison qu’il préfère les contes qui divertissent au détriment des légendes qui avertissent. Rappelons que ces dernières étaient répandues autrefois au Québec dans le but de mettre en garde les habitants en créant chez eux des craintes. Tandis que le but du conte est de simplement distraire l’auditoire sans devoir lui inculquer une action morale. Les limites de l’imaginaire sont inexistantes!

Afin de connaître plus en profondeur les contes qui habitent Lanaudière, Thierry Goulet-Forgues suggère fortement l’ouvrage de Réjean Olivier «Contes, légendes et récits de Lanaudière» qui répertorie divers récits issus de toutes les époques et de toutes les cultures, dont celle amérindienne.

Parmi cette sélection, Thierry choisit ceux qu’il considère comme étant des chefs-d’œuvre, puis il en crée une version bien personnelle. En effet, son processus créatif consiste à s’approprier un conte et à y mettre sa couleur. Pour cet artiste, le procédé est plus important dans un conte que sa chute. Il les décortique, déniche les stratégies employées pour tenir l’auditeur en haleine et les règles qui régissent le dénouement des actions. Il accorde moins d’importance à la finalité qu’il réécrit bien souvent. De plus, il modifie les lieux où se déroule l’histoire et l’incarne bien souvent dans un endroit connu de l’auditoire. Thierry le mène ainsi à se questionner : est-ce que cette histoire est vraie?

Le 10 novembre prochain, les spectateurs devront s’attendre à entendre des contes de Lanaudière remaniés et d’autres, issus de sa production personnelle alors qu’il collaborait aux «Contes de Normanville», à participer aux histoires, à répondre à des chansons festives et à peut-être même danser!  Une chose est sûre, l’ambiance à la Maison Antoine-Lacombe rappellera celle des veillées traditionnelles québécoises!

Crédit photo: Guillaume Morin

Crédit photo: Guillaume Morin

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