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Exposition-concours

24 février 2017

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L’exposition

L’exposition-concours de groupe a débuté le 11 février dernier et  se termine le 26 mars. Dimanche le 12 février avait lieu le vernissage ainsi que la remise de prix.

Pour cette exposition, 47 dossiers d’artistes ont été reçus pour un total de 198 œuvres. Malheureusement, certains, qui étaient excellents, ont dû être écartés par manque de place, mais nous souhaitions remercier tous les candidats ayant envoyé leur dossier et manifesté un vif intérêt pour cette exposition.

Finalement,  53 œuvres de 22 artistes finalistes ont été retenues. À travers leur vision, vous pouvez apprécier une exposition unique qui rassemble talent et créativité.

Louise Bariteau est artiste graveur. Cette technique lui permet de voir se profiler les dénivellations et les reliefs de la matière. Reliés à la thématique de l’air, de la terre et de l’eau, les divers mouvements que l’on découvre dans ses œuvres nous amènent à percevoir les effets de la nature sur la matière.

Aline Baron, de Montréal, travaille depuis quelques années plusieurs techniques de gravure, principalement la collagraphie et plus récemment la sérigraphie ainsi que l’embossage. Les objets et les matières premières qu’elle emploie sont à la fois un ancrage à la réalité et un tremplin à l’imaginaire, où elle invite le spectateur avec douceur à se mettre en lien avec l’inusité et la différence.

Carmen Beaupré de Notre-Dame-des-Prairies, crée des statuettes. Elle s’inspire d’animaux, de musique et de personnages, comme momifiés dans un enduit paverpol, où les sculptures sont enjolivées parfois avec des objets recyclés ou autres matériaux trouvés.

Bernard Béland de Rouyn-Noranda est autodidacte. Il est attiré par les thèmes de la nature, les paysages, la signification des gestes, du corps et des vieux objets. Depuis quelques années, le crayon graphite devient pour lui son outil de travail quotidien. Il lui permet de réaliser des jeux de lumière, les clairs obscurs, la profondeur, les formes et les volumes.

Jean-François Brucel est un artiste montréalais autodidacte dans les domaines de la sérigraphie, de l’acrylique, de l’aquarelle et de la photographie. Il privilégie les procédés manuels. Le rendu des couleurs par juxtaposition est parfois inattendu et surprenant. Comme base de ses créations, il adapte la faune canadienne à celle québécoise tout en créant son propre style.

Dolorès Contré Migwans, artiste multidisciplinaire née à Joliette est d’origine autochtone. La préoccupation environnementale est au coeur de ses recherches. Inspirée des récits fondateurs ou histoiriques de son peuple et, préoccupée par la pérennité des savoirs et savoir-faire autochtones, l’artiste puise la majorité de ses matériaux dans la nature en accord avec l’imaginaire qui l’habite.

Johanne Coutu de St-Roch de l’Achigan s’intéresse à passer une émotion, à créer une expérience ou un moment avec le spectateur. En d’autres mots, être devant un tableau aux multiples interprétations lui permet de voir au-delà de l’oeuvre. Par l’entremise de ses peintures, elle tente d’en faire ressortir un message afin de suggérer ses réflexions.

Monique Desjardins, de Montréal, utilise comme médium l’aquarelle. Étant à la fois force et fragilité, c’est un médium que cette artiste tente de maîtriser, mais qui lui impose ses surprises. Cette magie du travail de l’eau sur les pigments et le papier ne cesse de la fasciner. L’émerveillement lui vient d’un vol d’oiseaux, d’un sourire d’enfant, d’un sous-bois, de tout sujet de son vécu quotidien ancré dans ses racines québécoises.

Anne-Christine Diné, de Laval explore la matière picturale à travers la simplification des formes et la recherche de textures qui l’ont conduite à l’abstraction. Créer provient d’une nécessité intérieure puissante à exprimer des émotions furtives et des impressions floues. Dans ses toiles, les giclées, coulures et taches l’aident à révéler les sentiments bruts qui l’habitent.

Lysette Drainville, est native de Joliette et ses sujets de prédilection sont la nature morte ainsi que les personnages situés souvent dans le monde de l’enfance. Elle s’intéresse donc aux expressions délicates et sensibles de ses sujets par le biais du pastel et de l’huile.

Diane Gagnon de Sainte-Mélanie célèbre et rend hommage à la magnificence de la nature. Éternellement fascinée par la complexité et par la beauté de la vie, elle tente de la traduire et la réinventer sous la forme de la création. Un monde où le réel et l’imaginaire, où elle ose exposer le clair-obscur de ses émotions par la sculpture en intégrant des objets trouvés.

Nancy Stella Galianos, de Mont-Saint-Hilaire se consacre au domaine de l’expressionisme abstrait. Ses gestes expriment un sentiment ou une impulsion avec une pure franchise. Par ses émotions, sentiments et sensations, elle étend les couleurs sur la toile d’une façon imprévisible, sans restriction et sans planification afin d’exprimer inconsciemment ses impulsions.

Pierre Granger originaire de St-Gabriel de-Brandon, a une formation d’horloger et de bijoutier. Il a sculpté 165 œuvres, principalement des bas-reliefs représentant des scènes et les métiers d’autrefois en utilisant du bois tels le chêne, le cerisier, le pin et le tilleul.

Sophie Lapointe de Mascouche privilégie une technique simple, un geste spontané, un design contemporain à la fois analytique, et intuitif. Elle accorde une attention particulière à la lumière. Inspiré par des souvenirs de paysages de Lanaudière et des Laurentides son pinceau transforme ce qu’il voit, réinventant les formes et les motifs.

Danielle Lauzon de Sainte-Julienne,  propose un jeu intéressant sur le plan de la perception et de l’interprétation de l’image.  Ce jeu implique un dialogue entre une vision à la fois romantique et abstraite et une interprétation de nature plus figurative. L’artiste travaille principalement à l’acrylique, à l’encre et au pastel.

Valé-Ri Liard est native de Joliette. Sa démarche s’élabore autour de deux axes principaux. D’un côté, il y a la peinture, des acryliques sur des collages de papier et de l’autre des assemblages de métal et de bois. Ses thèmes constituent des relectures de soi, des métaphores entre l’image et la pensée. La capture d’instants, l’évocation d’un souvenir et le temps sont récurrents dans son travail.

Marie-Pier Marchand de Montréal travaille sur le thème de la société en générale, l’image de l’homme et son créateur. Le but recherché est de faire réagir le spectateur, pour qu’il prenne conscience de certaines réalités qui nous entoure. À l’aide des couleurs et des contrastes, elle aborde avec force et brutalité l’imperfection, la consommation, la remise en question, le superficiel, la dualité, l’empreinte et le questionnement.

Louise Mayrand vit à Joliette. Étant à ses débuts dans le domaine de la peinture, son approche est simple et classique; elle travaille à partir de ses photographies personnelles, puis en modifie la composition. Elle étudie beaucoup la lumière afin de donner du volume, pour créer de la chaleur.

Jean-Louis Pelland demeure à Saint-Charles-Borromée. Bien qu’il fût un artisan et un créateur depuis toujours, c’est à la retraite que le hasard l’a mené à faire ce qu’il fait présentement, c’est-à-dire la récupération de métal et de différents objets trouvés pour en faire des fleurs, des animaux, des motos ou autres sujets du quotidien.

Gaëtan St-Arnauld de Longueuil est autodidacte. Il réalise des dessins à l’encre et au feutre de style abstraits évoquant des sujets rappelant l’art amérindien. Ses œuvres ont la particularité de pouvoir être accrochés sur différents côtés.

Alain Thibaudeau, utilise comme support des ramures de cervidés pour faire ressortir une personne, un animal ou un objet du quotidien. Chaque réalisation rappelle au spectateur que la nature est un chef-d’œuvre à regarder.

Jacqueline Tourigny, de Sainte-Sophie utilise la collagraphie, qui est le mode d’expression qui se prête le mieux à sa recherche actuelle. La manipulation des différents objets, trouvés dans la nature ou ailleurs, porteurs de sens, traduisent un concept, créent une structure en bas-relief qui s’intègre à la matrice. C’est au cœur des jardins et des forêts, des grands espaces habités de calme et de sérénité qu’elle puise son inspiration.

Les récipiendaires

L’ensemble des oeuvres ont été jugées par un comité formé d’experts selon les critères suivants :

  • Maîtrise du médium utilisé
  • Dessin
  • Composition
  • Expression
  • Originalité

Mention spéciale

Deux artistes se sont distingués, aux yeux du jury, pour leur maîtrise de la technique et l’originalité de leur création.

Mention technique 

Pour la finesse des lignes et le dosage équilibré des espaces vides et pleins, séparés judicieusement par une oblique créant une dynamique intéressante, Mer de glace de Louise Bariteau a reçu la mention spéciale technique.

Mer de glace

Mention originalité

Pour l’ingéniosité d’employer dans une même œuvre l’hybridité de matériaux, mélangés à la cohérence du mouvement aux travers les textures, Si ma vie se résume à un bateau de Valé-Ri Liard a reçu la mention spéciale originalité.

Si ma vie se résume à un bateau

Prix

Grâce à la généreuse contribution financière de M. Richard Munger, Maison et jardins Antoine-Lacombe a remis des bourses à trois récipiendaires.

 3ème prix

Pour le contraste dessiné des ombres et de la lumière, et pour la fusion des mots intégrés au récit de l’œuvre, le 3e prix est attribué à M. Bernard Béland pour son œuvre en graphite Les pages du temps.

Les pages du temps

2ème prix

Pour l’utilisation sobre et efficace des qualités intrinsèques des matériaux, et pour le fort symbolisme qui se dégage

du sujet et sa signification, la 2e place revient à Mme Diane Gagnon pour sa sculpture L’En-têté.

 L’En-têté

 

1er prix

Pour l’exploration esthétique et conceptuelle recherchée de la technique employée, ainsi que la qualité de la ligne et son mouvement, qui crée un dialogue intéressant entre le fond et la forme le 1er prix est remis à Aline Baron pour Pied à terre.

Pied à terre

 

 

 

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