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Les semis intérieurs

16 avril 2018

Blogue

Savez-vous planter des choux?

Bien des gens connaissent la chanson, mais qui sait bien planter des choux? Avant de les planter, il faut d’abord les semer. Si l’on achète un sachet de semences de chou, il est indiqué que l’on peut faire un semis intérieur ou un semis direct, à l’extérieur. Pour ma part, quand je vois ces deux mentions, je privilégie le semis intérieur, car il est plus facile de contrôler les conditions de culture et l’on pourra ensuite transplanter les plus beaux plants selon la densité prévue. Aussi, cela nous permet d’avoir des récoltes plus hâtives.

Nous avançons vers la fin du mois d’avril et il est encore temps de faire quelques semis à l’intérieur. Voici, entre autres, quelques espèces que l’on peut encore semer : basilic, brocoli, camomille, cerfeuil,  ciboulette, chou pommé, chou de Bruxelles, chou-fleur, cosmos, laitue, marjolaine, melon, poivron, tomate, tournesol, etc.

L’équipement nécessaire

Il faut un minimum de matériel pour réaliser ses semis :

  • des contenants troués (caissettes en polystyrène, contenants de champignons troués ou pots en plastique pour plantes),
  • un bon terreau (l’idéal est un terreau approuvé pour la culture biologique ou une bonne recette maison),
  • des bâtons (en bois ou en plastique) et un crayon avec lequel on écrira les noms des cultivars (crayon à la mine, crayon de couleur ou crayon à encre indélébile),
  • un arrosoir à bec inversé (ce type d’arrosoir permet d’arroser finement, sans déplacer les semences et sans endommager les jeunes plantules),
  • des plateaux non troués dans lesquels on placera nos contenants,
  • une bonne nappe plastifiée pour ne pas faire de dégâts,
  • et un éclairage d’appoint, par exemple 3 tubes fluorescents Cool White pour 1 tube fluorescent Warm White ou Gro-Lux.

Voici une recette de terreau provenant de Yves Gagnon, des Jardins du Grand-Portage, qui a bien voulu la présenter dans son livre « Le jardin écologique ».

Compost végétal bien mûr Perlite Vermiculite
Terreau de germination 2 parties 4 parties 4 parties
Terreau de croissance 6 parties 3 parties 3 parties
Les ingrédients sont mesurés au volume

Le semis

Humidifier juste assez le terreau de germination et bien mélanger. Remplir le contenant avec le terreau jusqu’au bord, sans le compacter. Ensuite, semer à la volée ou en rangées : la quantité de terreau qui recouvre les semences correspond en général à 2 ou 3 fois l’épaisseur de la semence. Identifier le cultivar, bien arroser et garder à une température moyenne de 25 °C pour les espèces de chaleur ou un peu moins pour celles moins exigeantes comme la laitue. La lumière n’est pas nécessaire à cette étape à moins d’indications contraires. Maintenir le terreau humide, mais sans excès.

Dès la levée des plantules, installer vos contenants à la lumière et diminuer la température. L’idéal est de 14 à 16 heures de lumière par jour et la température est de 20 à 22 °C le jour et de 15 à 18 °C la nuit. Attendre que le terreau soit sec à la surface avant d’arroser avec une eau tempérée.

Le repiquage

Cette étape consiste à transplanter les plantules dans un terreau de croissance (plus riche en compost) afin de leur donner plus d’espace favorisant ainsi leur développement. Une fois les deux premières vraies feuilles bien formées (ne pas confondre avec les cotylédons), on procède au repiquage des plantules. On utilise un terreau commercial approprié pour la croissance des plantes ou on fabrique le terreau de croissance de Yves Gagnon (voir le tableau plus haut). Humidifier juste assez le terreau de croissance et bien mélanger. Remplir le contenant avec le terreau jusqu’au bord, sans le compacter.

Bien arroser les plantules avant de les repiquer. Soulever légèrement le terreau avec l’aide d’une petite cuillère, retirer délicatement une plantule en la tenant par une feuille (et non par la tige). Faire une ouverture dans la caissette comprenant le terreau de croissance pour y insérer la plantule et replacer doucement le terreau autour de la plantule en recouvrant correctement les racines. Identifier vos caissettes et bien les arroser. Dans une caissette en polystyrène standard (de 16 cm X 30 cm), on peut y repiquer 25 plants de laitue et de 20 à 25 plants de chou.

Maintenir les mêmes conditions environnementales que lors de la levée des plantules. On peut vaporiser les plants une fois le matin et une fois le soir.

L’acclimatation

Il s’agit de préparer progressivement les plants aux conditions de vie à l’extérieur (vent, soleil et froid). Pour endurcir les jeunes plants, on peut faire fonctionner un ventilateur en mouvement dans la pièce des semis pendant quelques heures par jour.

L’acclimatation à l’extérieur est d’une durée de 7 à 10 jours. Commencer par sortir vos plants quelques heures lors d’une journée nuageuse, puis y aller de façon progressive en augmentant le nombre d’heures. L’emploi d’un agrotextile (tissu blanc spécialisé permettant de protéger du froid ou des insectes) permet d’éviter les forts rayons du soleil et de protéger les plants d’une température un peu plus basse les nuits. On attend habituellement des journées de 15 °C le jour et de plus de 10 °C la nuit pour acclimater les plants.

La transplantation

Après cette période d’acclimatation, ce sera le moment de procéder à la transplantation à l’extérieur, selon un bon calendrier de transplantation. Préparer le terrain en y ajoutant le compost en fonction des besoins des plantes et transplanter selon les densités propres à chaque espèce.

Bon jardinage !

Nicole Gagnon
Horticultrice

 

Références :
Le jardin écologique, Yves Gagnon, Éditions Colloïdales
semencesduportage.com (blogue)
Les semis, Larry Hodgson, Éditions Broquet
Les fines herbes de la terre à la table, Lili Michaud, Multimondes

 

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2 Réponses pour “Les semis intérieurs”

  1. Nicole Langis dit :

    Merci beaucoup pour ces beaux renseignements.
    Espérons que l’on auras du beau temps bientôt.

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