la maison lacombe
Accueil | Entrevue avec le musicien Craig Girardin

Entrevue avec le musicien Craig Girardin

26 avril 2018

Blogue

Dans le cadre du Festival Petits bonheurs, nous accueillerons le musicien Craig Girardin pour un atelier de percussions pour vos tout-petits, le samedi 5 mai 2018. J’ai donc eu envie de découvrir un peu plus qui est cet homme et comment la musique influence son chemin… 

Jeudi matin. J’appelle Monsieur Craig Girardin. Il me répond d’un beau bonjour sympathique. Passé les salutations, nous sautons dans le vif du sujet, sa passion : la musique. 

Vous êtes autodidacte. Où et comment est née votre passion ?

Cela date du secondaire. À l’époque, je jouais de la trompette ainsi que du chant classique. Un tambour m’est tombé entre les mains et on m’a perdu de vue (rire). J’avais du mal à faire autre chose alors j’ai commencé à faire de la percussion classique. Après mes études secondaires, je jouais plus des percussions à main et c’est là que j’ai découvert le djembé et l’ashiko, qui est un genre de tambour. Je n’ai jamais arrêté, j’ai continué à jouer. Ces 15 dernières années, je me suis concentré plus sur le djembé et les percussions africaines. J’ai suivi des cours avec différents maîtres et Africains au Québec. J’ai enseigné avec Samajam et j’ai donné des ateliers un peu partout pour les jeunes et les adultes, en me spécialisant en musique africaine.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans les instruments à percussion ?

Je suis guitariste aussi, je suis multi-instrumentaliste. Je suis très avancé en guitare et en chant. J’aime autant la musique classique que le jazz. Je fais un peu de tout. Mais ce qui m’attire, c’est le rythme dans les instruments à percussion. Quand ça devient rythmé et dansant, ça vient beaucoup me chercher. J’ai une forte attirance pour la musique noire. J’aime que ça bouge et que ça fasse gigoter. J’aime aussi les instruments et chants populaires dans le blues, mais aujourd’hui je suis plus dans le reggae et le nord de l’Afrique. Le gospel vient me chercher très fort à l’intérieur de moi. J’accompagne aussi d’autres artistes et je trouve que les percussions sont très utiles dans ce contexte.

Expliquez-nous vos activités actuelles ?             

Ces temps-ci, je joue beaucoup de jazz manouche, du Gipsy jazz, à la guitare. Je fais beaucoup de petits spectacles à gauche et à droite à Montréal avec des groupes de jazz manouche, à la Django Reinhardt, un grand guitariste des années 40, comme les gitanes en France. Je donne aussi des ateliers de percussions avec un ensemble de percussions africaines à Verdun et j’y suis à la veille d’ouvrir mon école de percussions. Je joue avec mon ensemble pendant l’été. L’hiver, c’est plus difficile. L’été, c’est bien, car on peut jouer dehors. C’est une musique qui se joue à l’extérieur. On peut en faire à l’intérieur, mais à Montréal, c’est difficile de trouver des locaux, car le son des percussions est très fort. Alors on joue dans des marchés publics et dans des parcs. On nous invite dans des événements comme des ventes trottoirs par exemple.

Et dans le passé ?

J’ai fait la même chose à Berthierville, il y a quelques années dans Lanaudière. J’ai enseigné un peu partout, aux personnes handicapées, déficientes, adultes et ados. Je me suis spécialisé en enseignement de la musique pour les enfants. J’ai fait beaucoup d’éveil musical dans les CPE et des ateliers dans les secondaires, plus spécialement les classes d’adaptations scolaires. Je me suis spécialisé pour pouvoir enseigner à des gens avec des besoins particuliers afin de les aider à cheminer plus aisément dans différentes sphères de leur vie.

Comment avez-vous obtenu votre spécialisation ?

De façon complètement autodidacte. J’ai travaillé avec des orthopédagogues pour monter des cours. J’ai monté mes cours en m’imaginant avec le cas le plus lourd que je pourrais avoir. Ainsi, ils sont toujours faits pour que tout le monde puisse être capable et puisse comprendre même s’ils ne lient pas et qu’ils ne parlent pas. Je fais aussi des ateliers parents-enfants. J’aime beaucoup ce concept, ça tisse des liens. Le parent a autant de difficulté que l’enfant donc ça les mets sur le même pied d’égalité. Les deux travaillent fort et ça crée une belle dynamique d’entraide.

Qu’aimeriez-vous transmettre aux enfants qui suivront votre atelier prochainement ?

Je dirai en général que je veux transmettre la passion de la musique en tout temps. Mais je dirai aussi que c’est important pour moi de leur apprendre à persévérer. On a de moins en moins d’opportunité de vivre cet apprentissage-là. Aujourd’hui, tout est basé sur une récompense immédiate. Je veux montrer que si l’on pratique, sans relâche, on réalise au bout qu’on est parvenu à faire quelque chose. Les percussions, c’est très accessibles au contraire de la guitare, avec laquelle on n’a pas de résultats au bout d’un cours. Là, au bout de 15 minutes, la personne va être capable de comprendre l’instrument et de faire un ou deux beats. Les gens peuvent arriver à faire ce qu’ils veulent quand ils s’appliquent et persévèrent.

 

Aurélie Darish

« Retour

Aucun commentaire.

Laissez un commentaire

© 2018, La Maison Antoine-Lacombe. Tous droits réservés. | Plan du site